Femme enceinte debout sur des falaises en algarve

Technique De Respiration Pour Gérer La Douleur : L'ERREUR à Ne Pas Faire Pour Ton Accouchement !

January 28, 20265 min read


Respiration et accouchement : pourquoi “compter 12 secondes” ne marche pas (et quoi faire à la place)

La question revient tout le temps :“Comment je dois respirer pour gérer la douleur ?”
Et je vais te répondre franchement, parce que c’est un piège énorme.

On voit partout des “tutos respiration” hyper cadrés, seconde par seconde, avec des consignes du style : inspirer 10-12 secondes, expirer 10-12 secondes, rentrer le ventre, compter…
Sur le papier, ça a l’air sérieux.
Dans la vraie vie, le jour J, ça s’écroule très souvent.

Et c’est normal.


Femmes pendant un cours de relaxation

Le problème des techniques “au chrono”

Quand on te demande de compter, tu actives ta partie analytique. Tu te mets à piloter, contrôler, exécuter.
Sauf que pendant la phase la plus intense du travail, ce n’est pas ce mode-là qui t’aide.

Résultat : tu fais de la respiration ton objectif… au lieu de laisser ton corps faire le sien.

Et surtout, tu risques de te couper de ce qui te permet de basculer dans l’état hormonal qui soutient vraiment la naissance.


Un rappel simple de physiologie (et pourquoi ça change tout)

Pour schématiser, il y a deux grands moments :

La dilatation du col
C’est souvent là que les sensations sont les plus impressionnantes. C’est là que beaucoup de femmes “craquent”, pas parce qu’elles sont faibles, mais parce qu’elles ne comprennent pas ce qui se joue et qu’elles restent bloquées dans le mental.

Femme enceinte qui a une contraction

La descente du bébé + naissance
Une fois le col dilaté, dans un déroulé non perturbé, bébé s’engage et tu avances vers la sortie.

C’est pour ça que si tu veux vraiment te préparer, la priorité, c’est la phase de dilatation.
Pas le “souffle parfait”. Pas la technique magique. La capacité à basculer dans un état où ton corps produit ses propres antidouleurs.


La respiration qui marche n’est pas “une technique”

Je vais le dire comme je le pense : le jour J, tu n’as pas besoin d’une chorégraphie.
Tu as besoin de te laisser respirer.

Parce que la respiration utile, celle qui t’aide vraiment, n’est pas celle que tu contrôles avec un chronomètre.
C’est celle qui suit ce que tu ressens.

Quand tu te sens en sécurité, que tu bouges comme ton corps le demande, que tu relâches, ta respiration se place naturellement.
Un peu comme dans un effort instinctif, ou dans un moment où tu es très connectée à tes sensations : tu n’as pas besoin de compter.


La douleur n’annonce pas forcément un problème

Autre point qui change tout : la douleur de l’accouchement n’a pas la même “signification” que dans la vie quotidienne.

Dans la vie de tous les jours, douleur = souvent “alerte lésion”.
Pendant l’accouchement, dans la majorité des cas, douleur =information.

Elle te pousse à :

  • bouger

  • ajuster une position

  • relâcher

  • accompagner une descente

Ce n’est pas “agréable”, mais ce n’est pas forcément dangereux. Et comprendre ça enlève déjà énormément de panique.


Femme enceinte qui médite une main sur le ventre une main sur le coeur

Concrètement, on fait quoi à la place ?

Plutôt que “inspire 12 / expire 12”, l’idée est de viser une respiration qui t’aide à relâcher et te déposer.

Quelques repères simples, sans te mettre dans le contrôle :

  • Une expiration plus longue que l’inspiration(quand tu peux)
    Pas en comptant. Juste en allongeant un peu le souffle.

  • Une bouche souple
    Mâchoire relâchée, lèvres détendues. Plus tu relâches en haut, plus ça aide en bas.

  • Le son aide souvent plus que le silence
    Souffler, vocaliser, faire un “haa” ou un son grave. Pas pour “bien faire”, juste parce que ça évite de te fermer.

  • Ton corps choisit
    Parfois tu vas respirer vite. Parfois lentement.

    Parfois tu vas haleter. Parfois tu vas souffler très long.

    Ce n’est pas un échec. C’est une adaptation.

Le but n’est pas d’être “sage” et de suivre une méthode.
Le but est de rester dans ton axe, sans te crisper, sans te dissocier.


📌 À retenir

Les respirations “chronométrées” te remettent dans le mental, et ça peut te couper de l’état physiologique qui aide vraiment.

  • La phase la plus exigeante est souvent la dilatation du col: c’est là que tes repères font la différence.

  • La respiration utile est instinctive: elle se place quand tu te sens suffisamment en sécurité pour relâcher.

  • La douleur n’est pas forcément une alarme rouge: elle peut être une info qui te guide.

  • Vise le relâchement plutôt que la performance: souffle, son, mâchoire souple, mouvement.



Mini FAQ

“Mais du coup, je respire comment pendant une contraction ?”
Comme ton corps te le demande, avec un objectif simple : ne pas te fermer. Souffle, vocalise si ça t’aide, relâche la bouche et laisse l’expiration te “vider” un peu.

“Pourquoi compter peut me nuire ?”
Parce que ça t’oblige à piloter avec ta tête au moment où tu as surtout besoin de lâcher et de suivre les sensations.

“Et si je panique et que je n’arrive plus à respirer ?”
Reviens à une chose : souffler. Même un souffle court. Même un son. L’expiration te redonne de l’espace.

“Est-ce que je dois m’entraîner avant ?”
Oui, mais pas à compter. Entraîne-toi à relâcher la mâchoire, à souffler, à faire du son, à bouger, à te sentir “soutenable” dans l’intensité.


La question n’est pas “quelle technique parfaite”.
La question, c’est : est-ce que ta respiration t’aide à relâcher, à te sentir en sécurité, et à rester connectée à ton corps plutôt qu’à ton chrono.


Si tu préfères m’entendre te guider pas à pas, j’ai tout posé en vidéo : tu peux la regarder tout de suite. ⬇️

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