Mère en travaille

Ces 2 choses vont rendre ton accouchement plus long et difficile

January 16, 20268 min read


Pourquoi le travail ralentit : observation et changement d’environnement

Je veux te donner deux clés très simples. Deux ajustements qui peuvent vraiment changer ta façon de vivre un accouchement naturel, parce qu’ils touchent à la physiologie, pas à la volonté.

Et je te le dis tout de suite : si tu ne les connais pas, tu peux te retrouver dans un scénario que personne ne souhaite. Un travail qui s’étire, qui fatigue, qui devient plus médicalisé que prévu. Pas parce que ton corps “ne sait pas”. Mais parce qu’on a oublié des bases.

Avant de te donner ces deux clés, je veux casser deux croyances que j’entends en boucle.


Mère en travaille

Deux idées reçues qui te font partir avec de mauvaises attentes

“C’est mon premier bébé, donc ce sera forcément long”

Non. Ça peut être long, oui. Mais ce n’est pas une loi. J’ai vu des femmes accoucher très vite pour un premier bébé. Et j’ai vu des deuxièmes ou troisièmes accouchements plus lents. Ce n’est pas “le numéro du bébé” qui décide tout. Il y a d’autres paramètres, très concrets.

“J’ai déjà eu une césarienne, donc je ne pourrai pas accoucher par voie basse facilement”

Là encore, non. Un antécédent ne veut pas dire que ton corps est condamné à un seul scénario. Je ne te promets pas un résultat. Je te dis juste : ce n’est pas une fatalité, et ça vaut la peine de comprendre ce qui influence vraiment la physiologie.

Maintenant, je te donne les deux leviers principaux.


Clé 1 : l’observation rallonge le travail

Je vais te dire un truc très simple : plus tu te sens observée, plus ton travail peut ralentir, surtout au début.

Même si toi, consciemment, tu penses que ça va. Même si tu dis “moi ça ne me gêne pas”. Parce que le jour de l’accouchement, ce n’est pas ton mental qui pilote tout. C’est une partie beaucoup plus ancienne de toi, celle qui cherche la sécurité avant tout.

Pourquoi ton cerveau réagit même si toi tu es “OK”

Ton corps accouche mieux quand il se sent en sécurité, à l’abri, dans l’intimité.
Être observée peut activer une vigilance interne. Et cette vigilance peut suffire à freiner.

C’est pour ça que certains lieux, certaines présences, certains passages répétés peuvent avoir un effet, même si personne ne “fait rien de mal”.

Hôpital, maison, caméra : ce qui peut créer le même effet

On pense souvent que le problème, c’est uniquement l’hôpital. Mais je veux être honnête : ça peut arriver partout.

  • À l’hôpital, il peut y avoir du passage, des changements d’équipe, des personnes qui entrent et sortent.

  • Dans certains contextes, il peut aussi y avoir plus de monde qu’on l’imagine.

  • Et même à la maison, si la pièce est pleine, si ça filme, si ça photographie, si l’énergie ressemble à une “scène”, ton corps peut ne pas aimer ça.

Je ne dis pas que c’est interdit. Je dis juste : si ton objectif est la fluidité, l’intimité compte.

Comment protéger l’intimité sans te compliquer la vie

Je te donne des pistes simples :

  • Limiter le nombre de personnes présentes au strict nécessaire.

  • Choisir des personnes qui te sécurisent vraiment, pas juste “des gens gentils”.

  • Protéger l’espace : lumière douce, moins de passages, moins d’interruptions.

  • Si tu veux des images, réfléchir à quand et comment, pour que ça ne te mette pas en mode “je suis regardée”.


Clé 2 : changer d’environnement trop tôt casse le rythme

Deuxième point majeur : bouger d’environnement pendant le travail, surtout trop tôt, peut ralentir les choses.

Femme qui va partir à la maternité

Pourquoi ? Parce que ton corps doit se réadapter. Il doit rescanner : est-ce que je suis en sécurité ici ? est-ce que je peux continuer ?

Et cette “pause intérieure” peut suffire à casser le rythme.

Pourquoi bouger peut ralentir, rendre irrégulier, voire stopper

Je vois souvent ce scénario :

- contractions qui démarrent

- départ rapide en structure

- arrivée, installation, bruit, lumière, nouvelles présences


Et là… ça se décale. Ça ralentit. Ça devient irrégulier. Parfois ça se stoppe, puis ça reprend plus tard.

Ce n’est pas “dans ta tête”. C’est une réponse de protection.

Comment choisir le bon timing si tu accouches en structure

Je ne suis pas en train de dire “il faut accoucher chez soi”.
Je dis : si tu vas accoucher en structure et que tu veux soutenir la physiologie, le timing compte.

Dans une préparation sérieuse, on peut définir :

  • quel est le dernier moment confortable pour partir

  • comment reconnaître une phase où le travail est plus engagé

  • comment arriver en se sentant déjà “dans sa bulle”, au lieu de te faire arracher à toi-même

Ce sont des détails logistiques, oui. Mais ces détails peuvent changer le vécu.

Se préparer au trajet et à l’arrivée

Si tu sais que tu vas bouger, prépare le “comment” :

  • qui t’accompagne

  • comment tu respires pendant le trajet

  • ce que tu veux en arrivant (le moins d’interruptions possible)

  • comment tu poses ton cadre avec l’équipe, si c’est possible dans ton contexte


Femme assise à une table avec un carnet

Le bonus que beaucoup oublient : l’inconscient peut freiner la progression

Je veux ajouter un niveau dont on parle trop peu : l’inconscient.

Tu peux avoir un environnement calme. Tu peux ne pas être observée. Tu peux rester dans ton cocon.
Et pourtant, il peut y avoir un frein intérieur.

Contractions qui continuent, col qui n’avance pas

J’ai déjà observé ce phénomène : des contractions régulières, une femme qui “travaille”, mais une progression qui ne suit pas.
Là, je ne parle pas d’un diagnostic. Je parle d’un schéma que certaines femmes vivent, et qui mérite d’être exploré avant.

Pourquoi certaines mémoires ressortent au pire moment

L’accouchement peut activer des couches très profondes : histoires familiales, peurs anciennes, messages entendus, vécus qui laissent une empreinte.
Parfois, ce n’est pas conscient. Et quand ce n’est pas conscient, c’est plus difficile à dénouer au moment où tu es déjà en plein travail.

Comment s’y préparer avant (sans se perdre)

Je reste simple :

  • clarifier ce qui te fait peur vraiment, pas ce que “tu devrais” craindre

  • regarder les histoires qui reviennent dans ta lignée (sans te raconter des films)

  • travailler ta sécurité intérieure, ton sentiment de légitimité, ta place

  • être accompagnée si tu sens qu’il y a un nœud

Ce n’est pas une garantie. Mais ça peut enlever des freins invisibles.Traverser les turbulences et retrouver un rythme

La métaphore de l’avion aide à remettre les choses à leur place :

  • Décollage : bébé arrive, tout démarre d’un coup

  • Turbulences : le temps que le rythme se pose, souvent autour de 4 à 6 semaines

  • Croisière : ça devient plus fluide, sans être parfait

Et il y a une phrase qui peut aider énormément dans les jours difficiles :

“Ça ne va pas durer.” 🧡
Pas pour minimiser. Juste pour te rappeler que cette intensité n’est pas une condamnation. C’est une phase.


Plan simple de préparation en 7 points

  1. Choisis à l’avance qui est dans la pièce, et pourquoi.

  2. Prévois une bulle : lumière, sons, interruptions minimisées.

  3. Anticipe le lieu : si tu bouges, pense timing et arrivée.

  4. Clarifie tes limites : qui filme, qui parle, qui touche, qui décide.

  5. Prépare ton socle : respiration, repères, phrases de soutien, ancrage.

  6. Fais un tri dans les croyances qui te programment à la difficulté.

  7. Si tu sens un frein intérieur, ne l’attends pas le jour J.


📌 À retenir

Si je devais résumer en une phrase : ton corps accouche mieux quand il se sent en sécurité, dans l’intimité, et sans rupture inutile.


Moins tu es observée, plus tu soutiens la fluidité.


Moins tu changes d’environnement trop tôt, plus tu donnes de chances au rythme de s’installer.
Et n’oublie pas le troisième niveau : ce que ton inconscient peut porter, parfois sans que tu le saches.


Mini FAQ

Est-ce qu’un premier bébé peut être rapide ?
Oui, ça arrive. Ce n’est pas automatique que ce soit long.

Est-ce que “se sentir observée” suffit à ralentir ?
Chez certaines femmes, oui, surtout au début. Ce n’est pas un choix mental, c’est une réponse de sécurité.

Si j’accouche en structure, je fais comment ?
Tu peux préparer ton cadre, limiter les passages quand c’est possible, et surtout réfléchir au timing du départ.

Est-ce que bouger pendant le travail est toujours mauvais ?
Non. Mais ça peut casser le rythme chez certaines. L’idée est de l’anticiper plutôt que de subir.

Comment savoir si c’est un frein inconscient ?
Quand tout semble “en place” et que pourtant ça n’avance pas comme prévu, ça peut être une piste à explorer en amont, sans tirer de conclusions rapides.Le post-partum n’est pas une période où tu dois serrer les dents en silence. C’est une transition réelle, physique, émotionnelle. Et tu mérites d’y entrer avec des repères clairs et un cadre qui te soutient.


Je veux que tu retiennes ceci : ce n’est pas “toi” le problème. Souvent, ce sont des conditions autour de toi qui influencent la physiologie. Et la bonne nouvelle, c’est que ces conditions se préparent.


Si tu veux aller plus loin, l’épisode donne des exemples très concrets (et dit aussi pourquoi certaines “bonnes intentions” peuvent compliquer les choses).

Si tu veux être accompagnée, pas juste “informée”

Si tu veux être accompagnée en profondeur sur les 4 Piliers : Physiologie, Mindset, Energie et Cadre légal, rejoins le Mastermind de la Naissance™.


👉 Rejoins le Mastermind de la Naissance™ ici : https://emakrusi.com/book-ton-call

Back to Blog