Femme en travail levant la main pour refuser une intervention, dans une chambre à lumière douce.

Épisiotomie : Ce Que PERSONNE Ne Te Dit

April 09, 20265 min read


Épisiotomie : le grand malentendu

On te l’a peut-être dit comme une évidence :
“On te fait une épisiotomie pour éviter les déchirures.”

Sauf que… une épisiotomie, c’est une déchirure.
C’est une incision au périnée. Et dans les faits, ça peut même favoriser des déchirures plus profondes ensuite.

Petit rappel historique : l’épisiotomie s’est imposée au milieu du 20e siècle comme “le geste moderne” censé accélérer la naissance et “sécuriser” le passage. Sauf que la promesse n’a pas tenu. Et pourtant, le geste est resté, normalisé, banalisé, parfois fait “par réflexe”.

Et si tu attends ton premier bébé, tu es statistiquement plus exposée : c’est souvent là que les pratiques sont les plus interventionnistes.

Dans cet article, je ne vais pas te parler de massage du périnée à l’huile de coco comme solution miracle.
Je vais te donner 5 leviers très concrets, ceux qui changent vraiment la donne.


Femme en travail allongée sur un lit d’hôpital, respiration difficile, en salle de naissance.

Sortir de la position gynécologique

La position est un facteur énorme.

Quand tu es sur le dos, jambes en l’air :

  • ton périnée est souvent plus tendu

  • tu contrôles moins le rythme

  • tu es plus “dirigée”

  • et l’équipe est plus tentée d’“aider” avec des gestes (dont l’épisiotomie)

À l’inverse, les positions libres te redonnent les commandes :

  • à quatre pattes

  • accroupie

  • sur le côté

  • en appui vers l’avant

Ce n’est pas un détail “confort”. C’est une logique mécanique.


Femme en travail soutenue par son partenaire sur un lit d’hôpital, visage tendu pendant les contractions.

Comprendre le lien péridurale → périnée

Je ne suis pas en train de dire “péridurale = épisiotomie obligatoire”.
Je dis : la péridurale peut augmenter le risque, parce qu’elle coupe une partie des ressentis.

Et ces ressentis sont précieux pour une chose : la poussée réflexe.

Quand une femme sent, elle ajuste.
Elle ralentit si ça brûle.
Elle change d’angle.
Elle suit son corps.

Quand elle ne sent pas, elle peut pousser “dans le vide”, ou pousser au mauvais endroit, ou pousser trop fort trop tôt… et c’est là que l’équipe finit par “accélérer” pour sortir le bébé.


Réduire la fatigue en évitant l’accouchement interminable

Plus c’est long, plus tu t’épuises.
Plus tu t’épuises, plus tu risques de craquer, de demander une aide qui te déconnecte (et derrière, de subir des gestes).

Et c’est là qu’on retombe sur un mécanisme très classique : une intervention appelle une autre intervention.

Donc l’enjeu, ce n’est pas “être forte”.
C’est de préparer ton accouchement pour qu’il reste fluide :

  • environnement

  • timing (voir clé 5)

  • protection de la bulle

  • soutien solide


Femme en travail tenant un lit d’hôpital, perfusion au bras, soignant préparant une injection, partenaire la soutenant.

Préparer la posture… et surtout préparer ton “gardien du temple”

Je vais te le dire clairement : ce n’est pas à la femme en train d’accoucher de se battre.

Le jour J, tu n’es pas censée argumenter.
Tu n’es pas censée “négocier”.
Tu n’es pas censée réciter des articles de loi entre deux contractions.

C’est pour ça que la posture se travaille avant, et que le rôle du partenaire est central.

Le “gardien du temple”, c’est la personne qui :

  • protège ton espace

  • filtre les pressions

  • rappelle calmement tes choix

  • demande le temps de réfléchir si besoin

  • pose des limites nettes sans agressivité

Et oui : ça s’apprend.
Avec des jeux de rôles, des scripts simples, des scénarios réalistes. Parce qu’en situation réelle, si tu n’as jamais “répété”, tu freezes.


Le timing en structure change tout

Plus tu arrives tôt en structure, plus tu es :

  • observée

  • mesurée

  • “calibrée”

  • touchée (souvent)

  • remise dans des normes

Et ces facteurs-là, on le sait, peuvent ralentir le travail.
Qui dit ralentissement dit fatigue.
Qui dit fatigue dit interventions.

Si tu accouches en structure et que tu veux minimiser les risques d’épisiotomie : arriver le plus tard possible est un levier stratégique.

En maison de naissance ou à domicile, l’épisiotomie devient rarissime, tout simplement parce que l’environnement et la logique d’accompagnement ne sont pas les mêmes.


📌 À retenir

  • L’épisiotomie n’“évite” pas une déchirure : c’est déjà une déchirure.

  • La position sur le dos augmente souvent le risque.

  • La poussée réflexe (et donc les ressentis) protège le périnée.

  • La fatigue et les accouchements longs augmentent le risque d’interventions.

  • Ton partenaire doit être formé : c’est lui qui tient l’espace, pas toi.

  • En structure, le timing (arriver tard) est un vrai levier.


Mini FAQ

Est-ce qu’une épisiotomie est parfois nécessaire ?
Oui, il existe des situations particulières. Le problème, c’est quand elle devient un geste “automatique” ou fait sous pression, sans vraie discussion.

Est-ce que le massage du périnée suffit à éviter l’épisiotomie ?
Non. Ça peut être un petit bonus pour certaines, mais ce n’est pas le levier principal. Les plus gros leviers sont la position, la gestion de l’environnement, la fatigue, et la stratégie en structure.

Pourquoi le premier bébé expose plus ?
Parce que les équipes anticipent davantage, la patience est parfois plus faible, et les protocoles sont souvent appliqués plus vite. Et parce que beaucoup de femmes arrivent sans posture ni plan clair.

Si j’ai une péridurale, je suis “condamnée” à l’épisiotomie ?
Non. Mais il faut être encore plus attentive à l’accompagnement et aux conditions de poussée (positions possibles, sensations, consignes, rythme).

Qu’est-ce que je peux dire si on me propose une épisiotomie ?
Le plus efficace, c’est que ton gardien du temple demande : “Est-ce que c’est indispensable maintenant ? Quelles alternatives ? Qu’est-ce qui se passe si on attend un peu ?” Puis vous prenez une décision, au calme, avec des infos.


Éviter une épisiotomie, ce n’est pas une histoire de chance, ni une histoire de “mérite”.
C’est une histoire de contexte, de stratégie et de protection de ton espace.


Si tu veux que je te guide pas à pas (avec des exemples concrets et ce que ton partenaire doit faire exactement), la vidéo complète est juste en dessous. ⬇️

Si tu veux être accompagnée, pas juste “informée”

Si tu veux être accompagnée en profondeur sur les 4 Piliers : Physiologie, Mindset, Energie et Cadre légal, rejoins le Mastermind de la Naissance™.


👉 Rejoins le Mastermind de la Naissance™ ici :
https://emakrusi.com/book-ton-call

➡️ Découvre la plateforme du Mastermind de la Naissance™ :

Back to Blog