
Accoucher Sans Peur À La Maison : Les Clefs de Mes 2 Accouchements Naturels
Accoucher à la maison sans peur : les clés de mes 2 naissances naturelles
Il y a un point de départ que je vois revenir chez énormément de femmes, et que j’ai vécu moi aussi.
Après un premier accouchement difficile, beaucoup restent avec une phrase qui tourne en boucle, parfois pendant des années :
“Je ne suis pas capable.”
Et ça, ce n’est pas juste une pensée.
C’est une empreinte. Une mémoire. Une histoire que tu portes dans ton corps, et qui finit par influencer ta maternité, ton rapport à toi, ta confiance, tes choix.
Dans cet épisode, on parle de ça.
Comment un accouchement peut laisser une trace.
Comment la naissance peut aussi devenir un moment de réparation profonde.
Et surtout, comment passer d’une posture où tu subis… à une posture où tu tiens ton cadre, même si tu accouches à la maison.

Le traumatisme n’est pas toujours “spectaculaire”
Quand on dit “traumatisme”, certaines imaginent forcément quelque chose d’extrême.
Mais dans la vraie vie, il peut prendre plein de formes :
Un accouchement où tu as senti que tu ne choisissais plus rien.
Des gestes faits sans explication, ou avec une explication floue.
Des paroles humiliantes, infantilisantes, des menaces déguisées “pour ton bébé”.
Une impression de dissociation : ton corps était là, mais toi… tu étais partie.
Et il y a aussi les traumas physiques.
Par exemple, l’épisiotomie. On en a tellement fait un geste banal pendant des années, alors qu’on parle d’une coupure dans des tissus intimes, avec des conséquences possibles sur la récupération, la sexualité, le périnée, la confiance.
Et puis il y a un autre volet dont on parle beaucoup moins : les traumas de vie, parfois anciens, parfois enfouis. Violences sexuelles, agressions, inceste. Des choses que l’esprit peut “mettre loin” pour survivre… mais que le corps, lui, n’oublie pas.
Le jour de l’accouchement, tout peut remonter. Même ce que tu ne “savais” pas.

Pourquoi la naissance peut devenir un moment de réparation
C’est là que ça devient intéressant.
La naissance, quand elle se vit dans certaines conditions, peut créer une reprogrammation profonde.
Parce qu’elle mélange deux choses puissantes :
Le passage physique: sensations, intensité, ouverture, puissance du corps.
Un état de conscience particulier: une modification de l’état mental, des repères, des perceptions.
Et ce mélange-là peut venir “réécrire” une mémoire.
Pas avec de la volonté.
Pas en se répétant des mantras.
Par l’expérience vécue, dans le corps.
C’est pour ça que certaines femmes disent après une naissance :
“Je me sens différente.”
Pas juste contente. Pas juste soulagée.
Différente.
L’accouchement à la maison n’est pas “juste un lieu”
Quand on parle de naissance à la maison, beaucoup réduisent ça à “un choix logistique”.
Mais en réalité, le sujet, c’est surtout :
dans quelle posture tu accouches.
Tu peux accoucher à la maison et être dans la peur, la tension, le contrôle.
Tu peux accoucher à l’hôpital et être dans ton axe.
Le lieu compte, bien sûr. Mais il ne remplace pas l’essentiel.
Et c’est là que j’ai mis des mots sur quelque chose que j’ai observé chez énormément de femmes :
il y atrois énergies, trois postures possibles pendant la grossesse, l’accouchement, et même le postpartum.
Les 3 énergies de la naissance
J’ai fini par mettre des mots sur un truc que j’observe tout le temps chez les femmes (et que j’ai vécu aussi) : on ne vit pas la grossesse, l’accouchement et le postpartum uniquement “selon le lieu” ou “selon le projet”. On les vit surtout selon une posture intérieure. Et cette posture, elle ressemble souvent à l’une de ces trois énergies.
1) L’énergie de la petite fille.
C’est la posture la plus courante, et ce n’est pas péjoratif. C’est une posture apprise. La petite fille “fait bien”, elle veut être validée, elle laisse l’autorité à l’extérieur. Elle peut avoir des intuitions, sentir que quelque chose ne colle pas… mais elle doute d’elle-même. Elle n’ose pas poser trop de questions, elle a peur d’être jugée, elle se sent vite illégitime. Et quand la pression monte (surtout quand on parle de “sécurité du bébé”), elle se replie. Résultat : elle peut vivre des choses qu’elle ne voulait pas, puis ressortir avec l’idée “je n’ai pas été capable”.
2) L’énergie de la femme puissante.
Là, il y a un réveil. La femme veut reprendre la main, elle veut du naturel, elle veut sentir, décider, être actrice. C’est une énergie importante, parce qu’elle remet du mouvement. Mais elle a un piège : parfois, ça devient un mode “combat”. On tient, on serre les dents, on veut prouver, on veut réussir. Et surtout, dans beaucoup de contextes, cette énergie se transforme en négociation permanente avec l’extérieur : projet de naissance, discussions, compromis, stratégie pour “obtenir” ce qu’on veut. Ça peut marcher… mais ça fatigue, et ça laisse encore une partie de soi dépendante du cadre en face.
3) L’énergie de la femme sage.
La femme sage n’est pas dans la revendication, ni dans la négociation. Elle est posée. Elle sait ce qu’elle veut, pourquoi elle le veut, et elle construit autour de ça. Elle n’a pas besoin de convaincre. Elle ne milite pas. Elle ne cherche pas à “gagner” contre un système. Elle crée son propre système : ses repères, son équipe, son cadre, ses options, ses limites. Et ce qui est frappant, c’est que cette posture attire beaucoup moins de pression, parce que tu n’es plus branchée sur la même dynamique. Ce n’est pas de la magie : c’est juste une énergie claire, stable, non négociable.

Le “colibri” : comment le changement arrive vraiment
Il y a une image que j’adore pour expliquer ça.
Il existe trois manières de vouloir que les choses changent :
Crier dans la rue avec une pancarte : “ça ne va pas, il faut que ça change”.
Faire des réunions, parler de solutions, écrire des rapports.
Agir, concrètement, dans sa vie. Faire sa part. Sans attendre.
La femme sage, c’est la troisième voie.
Elle n’attend pas que le système se transforme pour vivre ce qu’elle sait possible.
Elle ne demande pas la permission.
Et c’est ça qui, petit à petit, finit par changer les choses.
Alors… comment on devient “femme sage” ?
Ce n’est pas un trait de caractère.
Ce n’est pas une question d’être “forte”.
C’est un processus.
Et dans l’épisode, je l’explique comme trois étapes :
1) Comprendre comment tu fonctionnes
Pas juste “de la motivation”.
Comprendre tes réflexes, tes déclencheurs, ta façon de te protéger, la manière dont ton corps réagit sous pression.
2) Mettre en pratique dans le quotidien
Parce que le jour J, tu ne “feras pas mieux”.
Tu feras ce que tu as entraîné.
C’est là que tu commences à observer ton corps, ton stress, tes réactions automatiques.
Et petit à petit, tu récupères du terrain.
3) L’intégration
Il y a un moment où quelque chose bascule.
Souvent après beaucoup de répétitions.
Tu sens que ce n’est plus une théorie.
C’est devenu toi.
Est-ce que c’est possible dès une première grossesse ?
Oui. Et c’est même ça qui est beau.
Tu n’es pas obligée d’avoir vécu un accouchement traumatique pour apprendre.
Tu n’es pas obligée d’avoir “déjà eu mal” pour te préparer.
Quand tu as les bonnes infos, et un vrai accompagnement, tu peux accéder à cette posture dès le départ.
Et ça change tout. Vraiment.
📌 À retenir
Un traumatisme peut être physique, verbal, émotionnel, ou complètement enfoui.
La naissance peut devenir un moment de réparation profonde, pas seulement un événement médical.
Accoucher à la maison ne suffit pas : c’est ta posture qui crée la sécurité intérieure.
Les 3 énergies (petite fille, femme puissante, femme sage) expliquent pourquoi certaines femmes “subissent” même en voulant du naturel.
La femme sage ne négocie pas : elle pose un cadre clair, construit son système, et n’attend pas l’autorisation.
Mini FAQ
Est-ce qu’accoucher à la maison guérit forcément un trauma ?
Non. Le lieu ne garantit rien. Ce qui fait la différence, c’est l’environnement, la posture, et la préparation.
Et si j’ai un trauma que je ne connais même pas ?
C’est fréquent. Le corps peut porter des choses que l’esprit n’a pas accessibles. L’idée n’est pas d’aller chercher “tous les détails”, mais de te préparer à rester en sécurité intérieure.
Est-ce que la “femme puissante” c’est déjà bien ?
Oui, c’est souvent une étape importante. Mais si tu es dans la lutte, la revendication, la négociation permanente, tu risques de te fatiguer et de te fragiliser.
Comment je sais si je suis dans l’énergie de la petite fille ?
Quand tu n’oses pas dire non, quand tu cherches l’approbation, quand tu te sens jugée et que tu te tais, quand tu remets ton pouvoir à l’extérieur.
Accoucher sans peur à la maison, ce n’est pas une histoire de “courage”.
C’est une histoire de posture, de repères, et de cadre.
Je te montre exactement comment faire en vidéo. C’est juste là. ⬇️
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