Femme dans la nature

Ces Fausses Croyances Dépossèdent Les Femmes De Leur Accouchement

January 17, 20266 min read


Se réapproprier la naissance : reprendre le pouvoir sur son accouchement

Je veux te parler d’un sujet qui peut déranger, mais qui est vital : la naissance t’appartient.
Pas au système. Pas aux habitudes. Pas à la peur qu’on t’a transmise.

Pendant longtemps, j’ai cru que c’était normal de vivre un accouchement où tu te sens nulle, impuissante, dépossédée. Je l’ai vécu. Et le pire, c’est que personne ne m’a dit que ce n’était pas une fatalité. Alors j’ai intégré que “c’était comme ça”.

Aujourd’hui, je veux remettre des mots, des repères et du concret sur ce qui se joue vraiment.


Femme qui écrit sur un carnet assise à une table

Se réapproprier la naissance concrètement, ça veut dire quoi ?

Quand je dis “se réapproprier la naissance”, je ne parle pas d’un décor, ni d’un style.
Je parle d’un passage qui peut te transformer et te suivre longtemps si tu l’as subi.

Et ce n’est pas seulement une histoire de femme.

Pour la femme

Parce que c’est ton corps, ton vécu, ton intimité, ton intégrité. Et tu as le droit de comprendre ce qu’on te fait, pourquoi, et avec quelles conséquences.

Pour le père

Parce qu’on l’a trop souvent réduit au rôle de “plante verte confirmée”.
Parfois, il est là, mais il ne sait pas quoi faire. Parfois, il voit des choses violentes, il se sent impuissant, et ça peut laisser une empreinte.

Pour le bébé

Parce que sa façon d’arriver au monde n’est pas un détail technique. C’est une expérience. Et elle s’imprime.


Femme qui a peur

Pourquoi on finit par subir : la peur, le danger, et l’illusion de “ne pas savoir”

Le point de départ, c’est souvent la peur. Peur que ce soit dangereux. Peur qu’il arrive quelque chose au bébé. reminded.
Et quand tu as peur, tu délègues. C’est humain.

Le problème, c’est quand tu délèguessans comprendre.

Quand tu ne comprends pas, on peut te faire peur facilement

Si tu ne sais pas pourquoi on te propose tel test, ce que signifie tel résultat, ce que ça implique pour la suite, tu es fragile.
Et dans cette position, il suffit de peu pour te faire obéir : une phrase, un ton, une menace implicite.

L’effet toboggan

Tu acceptes une première chose. Puis une seconde. Puis une troisième.
Et à la fin, tu ne reconnais plus ton accouchement.
Tu te retrouves avec une histoire racontée a posteriori comme si tout était “nécessaire”, alors que toi, tu n’as même pas eu l’espace de comprendre.


Les violences visibles pendant la naissance

Je vais être directe : il existe des violences gynécologiques et obstétricales, et elles sont encore trop banalisées.

Ce n’est pas seulement “un geste”

Ça peut être :

  • un acte non expliqué

  • un consentement arraché sous pression

  • une intrusion vécue comme une humiliation

  • une remarque qui te rabaisse

  • une phrase du type “vous vouliez naturel, alors assumez”

Parfois, c’est un mélange de tout ça.

Et le couple peut en garder une empreinte

Le père peut ressortir choqué, impuissant, incapable d’avoir protégé.
La femme peut ressortir blessée, refermée, distante.
Et l’intimité du couple peut se dégrader, pas par manque d’amour, mais par traumatisme.


Femme seule dans une chambre d'hôpital

Les violences invisibles : celles dont on parle peu

Elles sont plus subtiles, donc on les minimise. Pourtant, elles marquent.

Pendant la grossesse : injonctions et stress

Contrôles constants, remarques sur le corps, sur le poids, sur ce que tu “dois” faire.
Ça installe un état de tension. Et cette tension, bébé la reçoit aussi, parce qu’il vit dans ton bain hormonal.

Juste après la naissance : séparation mère-bébé

On te dit : “On s’occupe de votre bébé, vous allez pouvoir vous reposer.”
Sauf que physiologiquement, une mère mammifère ne se repose pas tranquillement quand son bébé vient de naître et qu’il est loin.

Et parfois, on interprète le silence d’un bébé comme “il est sage”.
Alors qu’un bébé peut aussi se taire parce qu’il se met en mode survie.

Je le dis autrement : le silence n’est pas toujours du calme. Parfois, c’est du gel.


Comment sortir de la soumission et reprendre sa place

Je ne crois pas aux slogans. Je crois aux repères.

1) La connaissance, d’abord

Si tu es dans l’ignorance, tu restes en dessous d’une autorité, et tu auras besoin qu’on te dise quoi faire.
Et si tu n’as pas les bases, on peut te faire peur, et tu ne sauras pas si c’est vrai ou pas.

Je le répète : l’intuition ne vient pas au début. Elle vient après.
Au début, tu as besoin de comprendre, parce qu’il s’agit de ton bébé.

2) La pratique, pas juste la théorie

Voir des images sur les réseaux, ça ne suffit pas.
Ce qui manque aux femmes, c’est :

  • des exemples concrets

  • des retours honnêtes

  • des situations réelles

  • des “voilà comment j’ai fait”

3) Se préparer à poser un cadre

Ça veut dire :

  • savoir ce que tu acceptes et ce que tu refuses

  • décider qui parle pour toi si tu n’as plus la force

  • préparer le père à être actif, pas figurant

  • comprendre les conséquences d’une étiquette “grossesse à risque” si on te la colle

Ce n’est pas “être contre”. C’est être consciente.


Plan simple pour commencer (sans te perdre)

  1. Comprends la physiologie de base : ce qui soutient, ce qui bloque.

  2. Apprends à poser des questions et à demander du temps.

  3. Prépare ton cadre : lieu, intimité, personnes.

  4. Renforce ton socle : confiance, ancrage, repères.

  5. Entoure-toi de femmes qui peuvent raconter le “comment”, pas juste le résultat.

  6. Prépare le couple : rôle du père, protection, présence.

  7. Arrête de confondre “normal” et “banalisé”.


📌 À retenir

La naissance n’est pas un simple geste médical. C’est une expérience fondatrice.
Quand tu ne comprends pas ce qu’on te propose, tu peux glisser vers des décisions subies.
Se réapproprier la naissance, c’est reprendre la capacité d’agir : comprendre, choisir, poser un cadre, et être soutenue.


Mini FAQ

Se réapproprier la naissance, ça veut dire accoucher à la maison ?
Non. Ça veut dire comprendre, choisir, et ne pas subir, quel que soit le lieu.

Pourquoi certaines femmes pensent que c’est normal de mal vivre leur accouchement ?
Parce qu’on ne leur a jamais dit qu’il existait d’autres options, d’autres cadres, et qu’elles ont des droits.

Le père a un vrai rôle ?
Oui. Un rôle de soutien, de cadre, et parfois de protection. Et ce qu’il vit compte aussi.

Les violences obstétricales, c’est uniquement des gestes ?
Non. Une parole, un ton, une humiliation, une pression peuvent marquer durablement.

Je commence par quoi si je me sens perdue ?
Par des repères simples : physiologie, cadre, et soutien concret.


Je veux que tu retiennes une chose : si tu as vécu un accouchement où tu t’es sentie petite, impuissante, humiliée, ce n’est pas “normal”. Et ce n’est pas une fatalité. On peut remettre de la conscience, des repères, et du respect là où il y a eu de la peur.


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