
On m’a dit : "Fais confiance au médecin." Voici ce qu'il s’est passé...
Se sentir légitime face au médecin pendant la grossesse : ce que personne ne t’a appris
Il y a une phrase que je trouve brutale, mais vraie.
Si tu ne connais pas tes options, tu n’as pas d’option.
Et dans la vraie vie, ça donne exactement ça : tu suis ce qu’on te dit… et tu te tais.
Pas parce que tu es “faible”.
Pas parce que tu manques de volonté.
Mais parce que quand on parle de ton bébé, on touche à l’endroit le plus sensible. Et à ce moment-là, tinyla peur devient un levier énorme.
Et c’est là que beaucoup de femmes se retrouvent coincées dans un rôle qu’elles détestent :
celle qui acquiesce, qui doute d’elle, qui n’ose pas, qui se sent “pas au niveau”.
Dans cet article, je reprends l’essentiel de ce qu’on s’est dit dans l’épisode sur un thème que j’adore autant qu’il me révolte :
comment se sentir légitime face à l’autorité médicale.
Pas pour “se battre”. Pas pour “avoir raison”.
Mais pour rester adulte, poser des questions, faire des choix clairs, et ne plus subir.

Pourquoi autant de femmes se sentent illégitimes ?
La version courte, c’est :
“Oui mais moi je ne suis pas médecin.”
Et ce petit “moi” là, il pèse lourd.
Parce qu’il réactive immédiatement une hiérarchie.
Lui sait.
Moi je ne sais pas.
Donc je me tais.
Ce qui est dingue, c’est que ce mécanisme existe même chez des pros.
Il y a de plus en plus de sages-femmes qui rejoignent le Mastermind de la Naissance™ et qui disent aussi :
“Je ne me sens pas légitime.”
Donc non, la légitimité n’est pas juste une histoire de diplômes.
C’est un état intérieur, et très souvent, ça se branche sur ce que j’appelle l’énergie de la petite fille.
Celle qui veut “bien faire”.
Celle qui ne veut pas déranger.
Celle qui cherche l’approbation.
Celle qui se sent vite coupable dès qu’elle ose un “non”.

La porte d’entrée, c’est la connaissance
Je vais être très directe :
sans connaissances, tu n’as pas d’arguments.
Et si tu n’as pas d’arguments, on peut te dire tout et n’importe quoi.
Tu vas répondre : “Bon… sûrement.”
Pourquoi c’est encore plus vrai pendant la grossesse ?
Parce que là, on ne parle pas “juste de toi”. On parle de ton bébé. Et la peur fait le reste.
Beaucoup de femmes arrivent très bien à vivre avec du flou sur leur propre santé.
Elles se disent : “Au pire, ça me regarde.”
Mais quand on agite le mot “risque” autour du bébé, l’instinct prend le dessus.
Et malheureusement, dans beaucoup de structures, il n’y a pas le temps.
Alors la voie rapide devient la voie par défaut :
“Madame, vous faites ça. C’est comme ça.”
Et quand tu as peur, tu obéis.
Et quand tu obéis sans comprendre, tu entres dans un scénario typique qui peut déclencher un effet domino derrière.
Connaissance “médicale” ou connaissance “commerciale” : apprends à faire la différence
Un des points les plus importants, c’est celui-là :
toutes les connaissances ne se valent pas.
Il y a des connaissances basées sur :
des faits, des données, des chiffres
des biais, des habitudes de service
et parfois… des intérêts.
Donc oui, il faut regarder :qui parle… et qui finance.
Ce n’est pas être parano. C’est juste être lucide.
Parce qu’un chiffre peut être utilisé pour raconter tout et son contraire.
La question, c’est : d’où il vient, comment il a été obtenu, et à qui ça profite.
Et ça change complètement ta posture, parce que tu ne “crois” plus.
Tu comprends. Tu vérifies. Tu choisis.

Le grand malentendu : physiologie vs pathologie
Il y a une confusion énorme que très peu de gens posent clairement.
Beaucoup pensent que les gynécologues-obstétriciens sont formés à la physiologie de la naissance.
Alors qu’en réalité, ils sont surtout formés à gérer la pathologie.
Et ça n’est pas une critique personnelle.
C’est une logique de formation : on te forme à repérer les problèmes et à intervenir.
Le souci, c’est que dans l’écrasante majorité des cas, on est sur des grossesses dites “bas risque”, et pourtant on est parfois pris en charge avec une lecture de “risque partout”.
Résultat : on cherche la pathologie… même quand il n’y en a pas.
Et on finit avec un dialogue impossible :
toi, tu veux une naissance qui respecte ton corps
en face, on voit des cases, des protocoles, des réflexes de prévention
et toi, si tu ne sais pas parler ce langage-là, tu te sens petite
Ce que la connaissance ne suffit pas à régler : la posture
Même avec les meilleures infos du monde, il y a un deuxième étage :la posture.
Et c’est là que ça devient très concret.
Tu peux avoir lu, compris, noté…
si au moment de parler tu te sens coupable, intimidée, “pas à ta place”, tu peux craquer.
Donc oui, la connaissance est la base.
Mais ensuite, il faut apprendre à tenir debout quand l’autorité te pousse.
Et ça commence par une chose simple.
Petit exercice très puissant : répondre par une question
Quand on te pose une question ou qu’on t’annonce une décision, ne te précipite pas pour répondre.
Réponds par une question.
“Qu’est-ce que vous entendez exactement par ‘risque’ ici ?”
“Sur quelle probabilité on est ?”
“Quelles sont les options, et qu’est-ce qu’on gagne ou qu’on perd avec chacune ?”
“Qu’est-ce qui se passe si on attend 30 minutes ?”
“Est-ce que c’est obligatoire, ou recommandé ?”
Ce n’est pas provocant.
C’est adulte.
Et tu vas voir un truc :la réaction en face te donne énormément d’informations.
Quand quelqu’un est solide, il explique.
Quand quelqu’un est dans l’autorité pure, il se braque, il floute, il “impose”.
Le cadre légal : l’angle mort qui change tout
Beaucoup de femmes ne savent même pas :
ce qui est obligatoire
ce qui est recommandé
ce qui est optionnel
et surtout… ce qu’elles ont le droit de refuser
Et là, on ne parle pas d’idéologie.
On parle de droits.
Parce que si tu ne connais pas tes droits, c’est simple : tu es dépendante du ton, du contexte, du stress du moment.
Et c’est exactement pour ça que je reviens à cette phrase de départ :
si tu ne connais pas tes options, tu n’as pas d’option.
Et le conjoint dans tout ça ?
Souvent, le vrai piège, c’est que la femme commence à se former… et le conjoint reste dans le flou.
Parfois parce qu’il a peur.
Parfois parce qu’il n’a pas le temps.
Parfois parce qu’il préfère la voie “simple” : “On fera ce qu’on nous dit.”
Sauf que la voie “simple” en apparence est souvent celle qui te fait perdre la main quand la pression monte.
Et dans un couple, ça peut créer une fracture.
Parce que le jour J, si toi tu veux poser un cadre et que lui veut “laisser faire”, tu ne vis pas juste un désaccord. Tu vis un abandon.
Et après, ça ne reste pas dans la salle d’accouchement. Ça se transporte dans le post-partum, dans l’intimité, dans la confiance.
Donc oui, se sentir légitime, c’est aussi un sujet de couple.
Parce que le jour J, tu as besoin d’un allié. Pas d’un spectateur paniqué.
📌 À retenir
Sans connaissance, pas d’arguments. Sans arguments, tu subis.
Toutes les “infos” ne se valent pas : apprends à distinguer faits et intérêts.
Physiologie et pathologie ne racontent pas la même histoire, et ça change tout.
Connaissance + posture + droits = vraie légitimité.
Et une question bien posée peut faire plus qu’un long débat.
Mini FAQ
“Si je pose trop de questions, on va me prendre pour une pénible.”
Peut-être. Et alors ? Tu préfères être “sympa” et subir, ou être respectée et choisir ? Poser des questions calmement, c’est une compétence adulte. Point.
“Je culpabilise quand je dis non.”
La culpabilité, c’est souvent le signal que tu es encore branchée sur l’énergie de la petite fille. Ça se travaille. Et ça ne se règle pas avec plus de lecture, mais avec de l’entraînement et du cadre.
“Je ne veux pas être contre le médical.”
Se préparer ne veut pas dire “être contre”. Ça veut dire “ne pas être naïve”. Tu peux collaborer et rester souveraine.
Je veux que tu retiennes une chose : si tu as vécu une grossesse ou une naissance où tu t’es sentie petite, impuissante, humiliée, ce n’est pas “normal”. Et ce n’est pas une fatalité.
Et si tu veux que je t’explique tout ça à l’oral, avec des exemples concrets, et surtout comment le faire en vrai quand tu es sous pression,va écouter la vidéo. Tu vas te reconnaître, et tu vas repartir avec des phrases simples à utiliser. ⬇️
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