Femme en travail sur un lit d’hôpital, anxieuse pendant les contractions, soutenue par son partenaire qui lui tient la main et lui parle de près.

Ce qu’on ne t’apprend JAMAIS à la maternité (et qui change tout le jour J)

February 02, 20266 min read

Comment pousser le jour de son accouchement ? Le type de poussée dont personne ne parle

On t’a peut-être déjà dit que le plus dur, c’est "d’arriver à 10 cm".

Et pourtant, il y a une réalité que beaucoup de femmes découvrent trop tard.
Tu peux être à dilatation complète… et vivre quand même un blocage, une poussée interminable, puis une sortie instrumentale.

Une maman que j’ai interviewée dans Faux Départ me racontait ça : arrivée à 10 cm, tout s’arrête. Bébé ne descend pas. Fin à la ventouse. Et derrière, un traumatisme.

Ça paraît fou, parce qu’on se dit : “OK, 10 cm, c’est bon, c’est terminé.”

Mais non !

Et surtout, ce qui change tout, ce n’est pas juste “pousser plus fort”.
C’est comment tu pousses.

Aujourd’hui, on enseigne souvent 2 types de poussée.

Moi, je veux te parler du 3ème. Celui qui, quand il est possible, donne parfois des fins de naissance d’une douceur incroyable, avec très peu d’effort, et un périnée beaucoup plus respecté.


Femme en travail sur un lit d’hôpital, contraction visible, sage-femme en tenue médicale montrant un outil en bois pour expliquer la dilatation pendant l’accouchement.

Pourquoi à 10 cm… ça peut quand même coincer

Parce que dans beaucoup de contextes, on confond deux moments :

  • Dilatation complète

  • Bébé engagé assez bas pour déclencher l’envie irrépressible de pousser

Ce n’est pas pareil.

Et quand on déclenche la poussée “parce que c’est écrit sur le dossier”, alors que bébé n’est pas encore assez descendu, on se retrouve à devoir compenser avec :

  • plus de force

  • plus longtemps

  • souvent sur le dos

  • parfois sans ressentir grand-chose (si péridurale)

Résultat : ça fatigue, ça crispe, ça rallonge, et ça augmente le risque de gestes qui n’étaient pas dans le plan.


Femmes dans un cours de préparation à l'accouchement

Les 2 poussées qu’on enseigne le plus souvent

1) La poussée en apnée (poussée dirigée "classique")

Tu inspires, tu bloques, tu pousses fort, longtemps.

C’est puissant, oui.
Mais ça peut aussi être très exigeant pour le corps. Et quand tu pousses “comme un piston”, tu ne fais pas que pousser bébé : tu mets aussi une pression forte vers le bas, sur tout le plancher pelvien.

Et pour le bébé, ça peut être une sortie plus rude, plus compressée, surtout si ça dure.

2) La poussée "en soufflant" (dirigée aussi)

On te dit de souffler "dans un filet", parfois avec un sifflet, parfois "dans le poing".

Le souci, c’est que ça reste très mental.
Tu es en train de faire une technique au lieu de suivre un réflexe.

Et si en plus on te met un chrono (par exemple "il faut qu’il sorte vite"), tu te retrouves à essayer de "bien faire"… au lieu de laisser ton corps faire.


La poussée dont personne ne parle : la poussée réflexe

La poussée réflexe, c’est un autre monde.

C’est le moment où :

  • bébé est vraiment bas

  • la pression déclenche un réflexe involontaire

  • ton corps pousse tout seul

Pas besoin "d’apprendre".
Pas besoin "de performer".
Le corps s’organise.

Ce réflexe peut donner des poussées très efficaces, parfois en très peu de fois, parce que le mouvement part de l’intérieur, pas d’un effort volontaire.

Ce que tu peux ressentir

Une envie irrépressible. Comme une vague qui “prend le relais”.
Et souvent une poussée plus “enroulée”, qui plaque le ventre vers l’intérieur, plutôt qu’un effort vertical “de haut en bas”.


Femme sur un lit d'hôpital qui reçoit une péridurale


Pourquoi beaucoup de femmes ne la sentent pas

Deux raisons reviennent souvent :

1) La péridurale peut atténuer le réflexe

Pas toujours, mais souvent.
Si tu ressens moins, tu as moins de signaux. Et donc tu pousses davantage “à la consigne”.

2) La position et l’environnement peuvent bloquer

Sur le dos, avec des lumières fortes, des gens qui parlent, des interruptions… le corps peut se mettre en mode “contrôle”.

Or, pour que les réflexes prennent le relais, il faut un minimum de sécurité intérieure.


Concrètement : comment favoriser cette poussée, si c’est possible pour toi

Je dis bien “favoriser”, pas “garantir”.
Chaque naissance a sa réalité, et parfois il faut une aide médicale. L’idée ici, c’est de te donner des repères.

1) Attendre l’envie irrépressible (quand tout va bien)

Si tu peux, et si l’équipe est ok, le vrai game changer c’est souvent : ne pas pousser trop tôt.

2) Bouger et choisir tes positions

Souvent, le corps trouve la sortie quand il peut :

  • s’ouvrir

  • basculer le bassin

  • se mettre en appui

Positions fréquentes : sur le côté, à quatre pattes, accroupie, sur un tabouret, dans l’eau.

3) Éviter les injonctions qui te sortent de toi

Quand on te parle trop, quand on te corrige, quand on te “coach”, ça peut te ramener dans la tête.
Or, la poussée réflexe se passe mieux quand tu es très présente à tes sensations.

4) Laisser ton corps faire le tempo

C’est la différence majeure.
Dans la poussée dirigée, on te dit quand pousser.
Dans la poussée réflexe, tu suis le mouvement.


Et pour le bébé, pourquoi c’est précieux

On oublie souvent que bébé aussi traverse quelque chose de très intense.

Quand la poussée est :

  • plus instinctive

  • moins forcée

  • plus fluide

  • avec une mère qui respire et reste dans son corps

Ça peut aider bébé à vivre une descente et une sortie plus simples.


La phrase que je ne supporte pas : “Fâchez-vous madame”

On l’entend encore.

Et au-delà des mots, c’est le message derrière qui me dérange :
“Utilise la colère et la violence pour faire sortir ton bébé.”

Non.

Tu peux accoucher dans une intensité énorme sans être dans la rage.
Tu peux être puissante et douce.
Tu peux être concentrée, ancrée, animale… sans te faire violence.


📌 À retenir

  • 10 cm ne veut pas dire “bébé est prêt à sortir”.

  • La poussée dirigée existe, mais elle n’est pas le seul chemin.

  • La poussée réflexe est un réflexe involontaire quand bébé est assez bas, dans de bonnes conditions.

  • La péridurale, la position et l’environnement peuvent rendre ce réflexe plus difficile à sentir.

  • Le but n’est pas d’être “sage” ou “forte”. Le but, c’est d’être en lien avec ton corps.


Mini FAQ

Est-ce que c’est possible avec une péridurale ?
Parfois oui, parfois non. Certaines femmes ressentent une envie de pousser malgré tout. D’autres ont besoin d’être guidées. Ça dépend du dosage, de ton corps, et du contexte.

Et si on me dit de pousser dès 10 cm ?
Tu peux demander : “Est-ce que mon bébé est déjà très bas ? Est-ce qu’on peut attendre que je ressente l’envie ?” Et observer ce que ça change.

Est-ce que la poussée réflexe évite toujours les déchirures ?
Non, rien ne “garantit” ça. Mais quand le corps pousse sans sur-contrainte, avec une bonne liberté de mouvement, ça peut aider.

Et si ça se passe à l’hôpital ?
Tu peux quand même demander des conditions plus physiologiques : lumière plus douce, moins de monde, liberté de bouger, et le droit de suivre tes sensations quand tout va bien.


Je veux que tu retiennes une chose : pousser n’est pas forcément un effort volontaire énorme.
Dans certaines conditions, ça peut devenir un réflexe… et la fin de naissance peut changer complètement d’ambiance.


Si tu veux que je te guide pas à pas avec des exemples concrets (et ce que j’ai vécu moi-même), la vidéo est juste en dessous. 👇

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